Niger: Programme conjoint "Enfance, nutrition et sécurité alimentaire" au Niger

 

JOINT PROGRAMME QUICK FACTS

Delivery Rate
Participating Agencies UNICEF, WFP, FAO, WHO, UNFPA
Main Achievements
  • 89 % des enfants de moins de 5 ans et 82 % des femmes enceintes souffrant de malnutrition sévère ont été traités, ce qui a permis une réduction considérable de la mortalité infantile et maternelle.
  • La sécurité alimentaire a été améliorée grâce à une meilleure disponibilité alimentaire.
  • L’accès aux services médicaux et sociaux communautaires a été renforcé. Des jardins scolaires, des latrines et des lieux de stockage alimentaire ont été créés pour encourager les bonnes pratiques nutritionnelles chez les enfants.

L’objectif de ce programme est d’appuyer le gouvernement du Niger pour la réalisation de ses objectifs en matière de développement, en mettant en œuvre un système de gestion efficace et performant appliqué à la sécurité alimentaire, la santé et la nutrition des enfants à l’échelle du pays..

Les interventions au titre de ce programme seront mises en œuvre par les institutions nationales et visent à établir un arsenal complet de mesures qui s’inscrivent dans la continuité des soins de santé maternelle et infantile. Le programme sera mis en œuvre dans le but de garantir la durabilité et l’investissement à moyen et long termes, en mettant l’accent sur l’élaboration et l’adoption de textes législatifs destinés à améliorer la nutrition et la sécurité alimentaire. Le programme mise sur cinq types de produits escomptés formant un ensemble d’interventions cohérentes qui permettent au programme de contribuer à l’amélioration de l’état nutritionnel et de la situation de la sécurité alimentaire d’ici 2010, tout en renforçant le système gouvernemental au Niger, grâce à la mise en œuvre des actions suivantes : 1) mise en place d’une échelle des soins nutritionnels, destinée de réduire la prévalence de retard de croissance et d’insuffisance pondérale chez les enfants âgés de 6 à 59 mois ; 2) amélioration de la sécurité alimentaire et de l’état nutritionnel des ménages et plus spécifiquement des jeunes enfants ; 3) introduction des thèmes liés à la nutrition et à la communication visant la modification des comportements dans les programmes scolaires à l’échelle du pays ; 4) renforcement des capacités de gestion des programmes de nutrition et de sécurité alimentaire ; 5) prise en charge et mise en œuvre d’un système fonctionnel destiné à promouvoir la nutrition et la sécurité alimentaire.

Le programme a vocation d'avoir une couverture nationale pour toutes les actions liées à l’appui institutionnel, telles que l’introduction de l’enseignement de la nutrition et de la communication visant la modification des comportements (BCC), l'amélioration des programmes scolaires à l’échelle du pays, le renforcement des capacités de gestion des programmes de nutrition et de sécurité alimentaire et des activités de plaidoyer.

En ce qui concerne les résultats se rapportant à la sécurité alimentaire et la nutrition, étant donné la courte période de mise en œuvre du programme, il est recommandé de se focaliser sur les régions dans lesquelles le programme est le plus susceptible de produire un impact significatif sur les données mesurables ayant des répercussions à l’échelle nationale, comme par exemple dans la région de Zinder, qui présente un taux de malnutrition très élevé et exerce une influence négative notable sur le taux global de malnutrition dans le pays.

La sélection de ces régions devra être très méticuleuse durant les phases imminentes de la mise en œuvre du programme. Pour être durable, la mise en œuvre du programme doit être axée sur l’implication et la participation de la communauté. Le programme conjoint proposé sera mis en œuvre sur une période de deux ans et son budget s’élève à 4 000 000 de dollars des États-Unis. La mise en œuvre du programme sera menée en collaboration avec les ministères sectoriels concernés au sein du gouvernement nigérian, à savoir le Ministère de la Santé, le Ministère de la Promotion de la femme et de la protection de l'enfant, le Ministère des Affaires étrangères et de la coopération, le Secrétariat d'Etat au Développement rural, le Bilan commun de pays (BCP) pour le Niger ainsi que les 5 institutions du système des Nations Unies directement impliquées dans la gestion du programme (UNICEF, FAO, PAM, FNUAP et OMS).

Un comité directeur du programme conjoint (PSC) sera formé, regroupant des représentants de l’ensemble des parties prenantes concernées par le programme sous la houlette de l’UNICEF, agissant à titre de principale organisation. Ce comité travaillera en étroite collaboration avec le Groupe de coordination du programme (PCU), placé au sein des institutions gouvernementales pour assurer la gestion et la coordination au quotidien de toutes les interventions menées au titre du programme. Un plan de mise en œuvre conjointe sera préparé avant l'entrée en application du programme.

Share |